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A quoi servent les rĂȘves ?

Les rĂȘves et leur finalitĂ©, mais Ă  quoi donc servent les rĂȘves ?

Les rĂȘves peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des films « maison » que chaque personne produit en rĂ©action Ă  ses expĂ©riences quotidiennes. Ces films ont pour objet d’Ă©claircir certaines situations et d’apporter un soutien Ă  la personne. Avec une bonne connaissance, ils peuvent devenir une sorte de guide spirituel. En effet, les pensĂ©es oniriques constituent une fenĂȘtre sur l’inconscient oĂč s’entassent souvent des sentiments enfouis et des besoins refoulĂ©s qui n’affleurent plus Ă  la conscience.

Nous avons pu apprĂ©hender le sujet antĂ©rieur sur comment comprendre les rĂȘves. Mais malgrĂ© cela, il y a encore des gens pour remettre en cause l’importance des rĂȘves. Certains scientifiques, par exemple, considĂšrent que leur contenu est un simple brassage sans vĂ©ritable sens des multiples signaux Ă©lectriques reçus par le cerveau. D’autres, en revanche, trouvent toutes sortes de messages. MĂȘmes dans les diffĂ©rents types de rĂȘves les plus simples, s’Ă©loignant ainsi totalement de la rĂ©alitĂ© quotidienne en faveur de leur activitĂ© onirique.

Ces deux extrĂȘmes ne sont pas conseillĂ©s. Il ne fait aucun doute que les songes sont un voyage vers l’inconnu. Les progrĂšs de la psychologie moderne ont Ă©galement permis de nous faire comprendre une bonne partie de leur structure. L’une des conclusions qui se dĂ©gage de l’Ă©tude des rĂȘves le confirme : ils peuvent reprĂ©senter une aide inestimable pour l’imagination, mais aussi, et surtout pour la rĂ©solution des problĂšmes. Il faut seulement savoir les Ă©couter, car leur contenu garde habituellement une relation directe avec les dĂ©fis Ă©motionnelles que nous devons affronter.

Chaque rĂȘve est un voyage vers l’inconnu avec un message personnel implicite. Bien que ce soit le contenu de l’Ă©pisode qui marque notre Ă©tat d’ñme, rĂȘver en noir et blanc fait rĂ©fĂ©rence Ă  un possible dĂ©faut d’enthousiasme ou une nostalgie pour le passĂ©. De tels rĂȘves sont une invitation Ă  vivre plus intensĂ©ment et jouir du prĂ©sent.

On sait que, en pĂ©riode de crises, notre production onirique augmente de façon significative, tant en quantitĂ© qu’en intensitĂ©. Faut-il pour autant considĂ©rer cet « excĂ©dent » comme positif ? Oui, dĂšs que l’on s’efforce de savoir comment se souvenir des rĂȘves et pouvoir avoir une explication de l’interprĂ©tation de vos rĂȘves que vous avez vĂ©cus. Alors leur potentiel thĂ©rapeutique n’est en rien nĂ©gligeable et nous savons Ă  quoi servent les rĂȘves.

Si un mĂ©nage ou un couple traverse par exemple une phase critique, se souvenir et analyser les rĂȘves aide ordinairement Ă  comprendre les rĂ©actions inconscientes qui ont donnĂ© lieu Ă  cette situation. En d’autres mots, les rĂȘves sont un excellent instrument pour accĂ©der au fond des conflits Ă©motionnels. La connaissance des causes est un pas essentiel pour la rĂ©solution du problĂšme, indĂ©pendamment de la tournure des choses.

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Le psychologue anglais David Fontana, dont les livres ont Ă©tĂ© traduit en une vingtaine de langues, dit clairement : « En Ă©coutant les rĂȘves de mes patients lors des thĂ©rapies, j’ai pu souvent observer comment ils pouvaient nous conduire Ă  la raconte d’un problĂšme psychologique beaucoup plus rapidement que d’autres mĂ©thodes ». Nous ne devons pas non plus trop nous illusionner : A quoi servent les rĂȘves ? Et bien les rĂȘves sont un mystĂšre que l’on arrive rarement Ă  dĂ©chiffrer complĂštement. Si un certain niveau d’interprĂ©tation nous aide Ă  mieux nous comprendre, que peut-on demander d’autre ? D’un point de vue pratique, notre propre matĂ©riel onirique peut nous ĂȘtre d’une grande utilitĂ©.

Des Ă©crivains trĂšs connus comme Robert Louis Stevenson, William Blake, Edgar Allan Poe ou le cinĂ©aste Woody Allen l’ont constatĂ© en reconnaissant qu’une partie de leurs Ɠuvres Ă©taient inspirĂ©es de rĂȘves. Les dĂ©couvertes d’Albert Einstein ou de Niels Bohr (pĂšre de la physique atomique moderne) entre autres cĂ©lĂšbre scientifiques, y prennent leur origine. Mais Ă  quoi servent les rĂȘves ? Et surtout pourquoi rĂȘvons-nous ? Ces exemples ne doivent cependant pas nous troubler : aucun rĂȘve ne peut vraiment nous indiquer le chemin Ă  suivre par des images symboliques qui seraient ensuite dĂ©chiffrĂ©es par l’intellect.

Prospérité, précognition et pronostics

En outre, quelques cas bien avĂ©rĂ©s nous montrent que nous pouvons mĂȘme tirer un profit matĂ©riel de nos activitĂ©s oniriques. Il existe des preuves selon lesquelles certaines personnes qui avaient des rĂȘves prĂ©monitoires rĂ©ussirent Ă  empocher d’importantes sommes d’argent, grĂące aux aptitudes Ă  pronostiquer de leur « gĂ©nie » onirique. Le cas le plus spectaculaire eut lieu dans les annĂ©es cinquante, lorsqu’un Anglais du nom d’Harold Horwood gagna un nombre considĂ©rable de prix en pariant sur des chevaux. Ses rĂȘves lui transmettaient des indices lui permettant de parier sur le cheval vainqueur de la course. Malheureusement, ce genre de prĂ©monitions n’est pas Ă  la portĂ©e de tout le monde. Et pourtant, tout un chacun a l’opportunitĂ© de dĂ©couvrir, Ă  travers ses rĂȘves, le trĂ©sor le plus grand auquel on puisse aspirer : la connaissance de soi-mĂȘme.

Nous avons tous eu, au moins une fois, la sensation d’avoir perdu le contrĂŽle de notre vie. Nous avons pu sentir que les autres dĂ©cidaient pour nous ou que, en dĂ©finitive, nous Ă©tions victimes des circonstances. Cependant, de nombreux psychologues sont en dĂ©saccord avec cela. En effet, ils considĂšrent que les Ă©vĂ©nements quotidiens ne sont pas des coĂŻncidences, mais des faits significatifs reflĂ©tant l’Ă©tat intĂ©rieur de l’individu.

RĂȘves et pensĂ©es sur ce Ă  quoi les rĂȘves servent

Selon ces experts, le hasard est une vue de l’esprit, quelque chose qui n’existe pas vraiment. Ce que nous considĂ©rons comme le fruit de nos pensĂ©es et attitudes. Nous sommes fondamentalement des crĂ©ateurs, et non des rĂ©cepteurs passifs, ou des victimes des faits qui ont lieu dans notre vie.

Un exemple illustrant parfaitement cette idĂ©e est celui du vieillard qui consacrait tout son temps Ă  lancer des petites pierres Ă  la mer. Un jour, quelqu’un lui demanda si ce jeu simplet ne l’ennuyait pas. Le vieux lanceur de cailloux regarda fixement son interlocuteur et lui donna une rĂ©ponse que celui-ci n’oubliera jamais : « Mes petites pierres sont plus importantes qu’elles ne le paraissent, vu qu’elles ont des rĂ©percussions. Elles aideront Ă  crĂ©er des vagues qui, tĂŽt ou tard, arriveront de l’autre cotĂ© de l’ocĂ©an ».

Mais Ă  quoi servent les rĂȘves ? Quel est le rapport avec les rĂȘves ? C’est trĂšs simple : comme nous venons de le voir, nous sommes les seuls responsables de nos expĂ©riences quotidiennes, mĂȘme si cela est lourd Ă  assumer. Il ne devrait donc pas ĂȘtre si difficile de prendre le commandement de notre propre vie. Il suffit d’Ă©couter les messages qui affleurent en nous-mĂȘmes, c’est Ă  dire nos pensĂ©es oniriques dont, en fin de compte, nous sommes les auteurs.

Visualisations des rĂȘves

C’est de cette façon que grĂące aux songes, nos deux existences, consciente et inconsciente, peuvent travailler conjointement pour que notre vie soit plus crĂ©ative et finalement plus libre. L’important est de connaitre et de mieux comprendre les processus de la pensĂ©e. L’une des visualisations les plus belles et les plus utilisĂ©es dans le yoga nous le rappelle avec Ă©loquence : « Dans le fond du lac de nos pensĂ©es, il y a un joyau. Pour qu’il puisse briller avec le reflet de la lumiĂšre du soleil (le divin), il faut que l’eau (les pensĂ©es), Ă  la fois toujours la mĂȘme et diffĂ©rente, soit pure, cristalline et calme, sans la houle pour l’exciter. Si notre eau est trouble ou agitĂ©e, les autres ne pourront voir ce joyau, notre lumiĂšre intĂ©rieur… ».

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Mais ce n’est pas si simple car bien souvent il est difficile d’apercevoir le lien qui unit l’Ă©tat de veille au sommeil : ce que nous croyons ĂȘtre et ce que notre imagination onirique dit de nous. Dans tous les cas, si notre recherche est passionnĂ©e, et Ă  la fois patiente, constante et consciente, elle aboutira Ă  la dĂ©couverte de notre moi vĂ©ritable. Pour dĂ©crypter les rĂȘves, et pour savoir Ă  quoi servent les rĂȘves, il faut donc partir de l’hypothĂšse de base qu’ils contiennent des messages conçus par et pour nous-mĂȘme (bien que ce ne soit pas de façon consciente). Il est important d’apprendre Ă  les Ă©couter au moment de dĂ©velopper leur signification et d’en extraire des enseignements susceptibles ‘enrichir notre vie quotidienne.

Ainsi quand nous aurons Ă  prendre une dĂ©cision importante, nous pourrons Ă©carter nos doutes par des critĂšres en adĂ©quation avec nos dĂ©sirs les plus intimes, attitude qui, alors qu’elle devrait relever du bon sens commun, n’est pas trĂšs frĂ©quente de nos jours. La plupart des personnes prennent des dĂ©cisions par hasard, par habitude ou simple caprice. Les piĂšces de nos rĂȘves reflĂštent des aspects inconnus de notre personnalitĂ©. D’aprĂšs Jung, nous avons tous besoin d’une maison, mĂȘme si Ă  travers les rĂȘves nous n’en apercevons que les chambres, les piĂšces et les jardins.

En bref, il s’agit que chacun trouve, Ă  travers les songes, sa vĂ©ritable identitĂ© et reconnaisse ses blessures, ses craintes et ses joies. N’oublions pas que l’inconscient, bien qu’il soit dissimulĂ©, est une partie essentielle de notre personnalitĂ©. Les rĂȘves, en tant qu’accĂšs direct vers cette zone si peu connue de nous-mĂȘme, sont fondamentaux pour la comprĂ©hension intĂ©grale du moi. Leur contenu symbolique nous permet de retrouver des sentiments refoulĂ©s et nous fournit une cartographie rĂ©vĂ©latrice de nos relations avec notre entourage.

Des cauchemars qui nous mettent Ă  l’Ă©preuve

Parfois les messages transmis ne sont pas du tout plaisants et prennent la forme de cauchemars. Ceux-ci cependant, et bien que cela soit dur Ă  accepter, sont de prĂ©cieux signaux pour dĂ©tecter des aspects de notre vie qui ne sont pas en harmonie avec notre moi le plus profond. Et par consĂ©quent, ils exigent une intervention urgente de notre part. Les cauchemars prouvent que la dĂ©couverte de soi n’est pas toujours agrĂ©able. Il est parfois nĂ©cessaire d’Ă©prouver de la douleur pour percevoir ce que l’on est rĂ©ellement et ce que l’on dĂ©sire.

D’un autre cotĂ©, les rĂȘves permettent de laisser libre cours Ă  la crĂ©ativitĂ© car, pendant notre sommeil, nous nous voyons libĂ©rĂ©s des prĂ©occupations quotidiennes. C’est pourquoi, mĂȘme si vous ne vous voyez pas comme une personne crĂ©ative, vous devez considĂ©rer que toutes les scĂšnes, les symboles et les personnages figurant dans vos pensĂ©es oniriques ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s uniquement et exclusivement par vous-mĂȘme.

Certaines divinitĂ©s du bouddhisme tibĂ©tain pourraient, en raison de leur signification et de leur effet psychique, ĂȘtre associĂ©es aux monstres qui plaisent tant aux enfants aujourd’hui. Les rĂȘves permettent de donner libre cours Ă  la crĂ©ativitĂ© et de nous libĂ©rer de nos soucis, en donnant lieu parfois Ă  des images irrĂ©elles, impossible Ă  l’Ă©tat de veille.

cauchemars

Il est en gĂ©nĂ©ral trĂšs utile de consigner les rĂȘves dans un cahier pour les analyser plus tard et appliquer leurs enseignements Ă  la vie quotidienne. Ce phĂ©nomĂšne est complĂštement paradoxal : l’ĂȘtre humain s’Ă©veille Ă  la rĂ©alitĂ© la plus intime prĂ©cisĂ©ment quand il est endormi.

Carl Gustav Jung, qui a consacrĂ© toute sa vie Ă  l’Ă©tude des rĂȘves pour savoir Ă  quoi servent les rĂȘves, formulait la mĂ©taphore suivante : « Nous, les ĂȘtres humains, nous habitons une maison dont nous connaissons seulement les sous-sols. C’est seulement lorsque notre conscience est endormie que nous parvenons Ă  apercevoir quelques-unes des piĂšces de notre superbe maison : des piĂšces qui peuvent ĂȘtre poussiĂ©reuses et inhospitaliĂšres et qui nous remplissent de terreur et d’angoisse. Ou bien des piĂšces magnifiques dans lesquelles nous souhaiterions toujours rester.

Vu que les unes et les autres nous appartiennent, il semble raisonnable de mettre en oeuvre tous les moyens pour les connaitre. Les songes constituent en ce sens un outil fondamental.